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Témoignage de nos entrepreneuses: Charlotte Baranger, rester concentrée sur la raison d'être de son entreprise

Depuis trois semaines, nous demandons à nos anciennes interviewées comment elles ont géré la crise, notamment les deux mois de confinement, puis la gestion de leur entreprise. Cette semaine, c'est Charlotte Baranger, fondatrice de WeAct qui nous raconte...

À quel(s) enjeu(x) avez-vous dû faire face dans un premier temps, à l'annonce du confinement total ?

Comment conserver une harmonie familiale tout en bossant ? Quelle est la bonne répartition temps ? La bonne organisation ? Comment agir, être utile « au monde », face à cette crise ? Comment avoir tout de même un équilibre financier ?

Comment vous êtes-vous organisée/comment vous êtes-vous réinventée depuis, pour continuer à faire tourner votre entreprise ?

On a choisi de cloisonner clairement les temps "famille" des temps "travail" avec mon conjoint. Et aussi, j’ai choisi de bosser à 50 % pour réellement m’occuper de mes filles. Je sais que si je fais les deux en même temps, je suis frustrée, car je bosse mal et je les gère mal. Notre journée type : en début de journée, un démarrage en mode sport en famille (courir/vélo) pour être tous de bonne humeur (la bonne humeur, la clé du succès…), puis le matin, moi, je m’occupe de l’école à la maison (car j’aime bien ça) pendant que mon mari bosse et l’après-midi, c’est lui qui prend le relais et moi, je bosse. Lui, il était quasi à 100 % (il est prof, pas le choix) en bossant aussi le soir et le week-end. De plus, j’ai choisi d’avoir une activité bénévole au sein du Secours populaire, à la façon WeAct, en cadrant le besoin de l’association et en fédérant une équipe de personnes qui souhaitent agir en télétravail. Je pense que l’aide de l’État, c’est aussi ça… L’État m’aide (fonds de solidarité) alors j’aide à mon échelle la société sur ses besoins urgents. Ce bénévolat reste connecté à mon cœur d’activité : faire collaborer pour soutenir les associations.

SR Academy

Décrivez en quelques mots la réalité de votre quotidien de cheffe d'entreprise en ce moment :

Rester positive sans mettre la tête dans le sable : avoir conscience de la précarité de la situation, notamment financière, agir face à ça, mais rester concentrée sur sa raison d’être, ne pas se lancer à tout-va dans ce qui pourrait être une solution financière mais n’entre pas dans la raison d’être de son entreprise (exemple : j’ai hésité à redevenir prof de marketing « classique »… mais je ne l’ai pas fait car ça n’entre pas dans « agir pour l’impact positif » ou alors ça demanderait de concevoir un tout nouveau cours de marketing responsable).

Qu'est-ce que cette crise vous aura enseigné pour le futur ?

Solidité de la famille en temps de crise (pour le moment en tout cas !).

Précarité du statut d’entrepreneur (vs salarié) même si l’aide de l’État est vraiment bien (vs d’autres pays).

Rester concentrée sur la raison d’être de son entreprise.

Par Bérengère Soyer
Crédit photos Charlotte Baranger

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