Entrepreneures de Talent
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Le prix Entrepreneures de Talent, récompense trois jeunes entrepreneuses ligériennes

le 04/10/2019 par Bérengère
Le prix Entrepreneures de Talent Maine-et-Loire, lancé en 2018 par la Chambre des Métiers et de l'Artisanat, récompensait hier à Angers, trois entrepreneuses et artisanes dans les catégories Innovation, Audace et Jeunesse. Nous avons interviewé à cette occasion les lauréates, Lucie Lizée, Liv Vincendeau et Flora Chalopin.
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Lucie Lizée fondatrice de Lalie et Laly

Lucie Lizée, couturière, a créé son entreprise spécialisée dans les articles textiles éco-responsables (mouchoirs, couches lavables, kits de naissance…)

Que représente ce prix pour vous ?

C’est une très grande reconnaissance. J’ai toujours été très encouragée par ma famille et mes proches mais lorsque la Chambre des Métiers s’est intéressée à mon entreprise et a cru en moi, ils m’ont donné un gros coup de main. Aujourd’hui, c’est grâce à eux si mon entreprise se développe. Cette aide est précieuse.

Quelle suite allez-vous donner à votre entreprise ?

Je souhaite maintenant m’associer à une autre couturière, qui évolue également dans le zéro déchet. Nous aimerions à court terme créer un troisième emploi pour aider une autre jeune femme à se lancer.

Quel conseil donneriez-vous à une femme qui veut se lancer ?

Il faut oser et ne pas faire de compromis. Quand on y croit vraiment, on peut réellement tout avoir !

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Liv Vincendeau fondatrice de Domäne Vincendeau

Liv Vincendeau, vigneronne, a créé son Domäne en 2014, elle y cultive 7 hectares de ses propres vignes et élabore ses vins.

Vous êtes lauréate du prix Audace, que représente-t-il pour vous ?

Je suis vraiment très heureuse car je voulais gagner mais je n’y croyais pas trop. Faire du vin semble très banal. C’est un métier tout à fait classique de la tradition française et étant Allemande, je ne pensais pas que le jury aurait saisi tout ce que j’avais mis de ma vie dans ce projet. C’est une vraie reconnaissance qui nous met un peu dans la lumière. C’est la première fois pour moi.

Grâce à ce prix, quelle nouvelle impulsion allez-vous donner à votre entreprise ?

J’aimerais développer un marché que je n’ai pas encore : la Grande-Bretagne. Cette dotation serait parfaite pour aller faire un salon à Londres prochainement. J’ai d’autres envies aussi mais pour moi, la partie commerciale est primordiale car je ne suis pas encore au bout de mon développement. Le premier objectif est donc pour moi ce nouveau marché, mais bien sûr, avec tout ce que cela comporte comme risque avec le Brexit…

Que conseilleriez-vous à une femme qui veut se lancer comme vigneronne ?

Il faut s’entourer ! D’une bonne équipe en interne mais également de tous les partenaires au quotidien. L’expert-comptable, la banque, l’assurance… L’enjeu principal dans l’agriculture, c’est l’organisation, notamment par rapport à la météo et à la nature qui nous entoure. Lorsque le temps a décidé de n’en faire qu’à sa tête, vous avez beau avoir prévu votre programme de telle manière, vous ne pourrez pas faire ce que vous aviez prévu. Il faut bien gérer son planning ! Prendre la bonne décision au bon moment. Surtout lorsque vous êtes seule à gérer.

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Flora Chalopin fondatrice de In Aurem et Via Sibi

Flora Chalopin, joaillière, restaure, répare et fabrique des bijoux haut de gamme en travaillant le métal. Elle a inventé et breveté un fermoir « Ogive » utilisable d’une seule main pour répondre à une demande spécifique liée au handicap.

Pourquoi cette sensibilité au handicap ?

J’ai découvert le milieu du handicap à travers le métier de ma mère, ergothérapeute. C’est un milieu toujours dynamique, bienveillant, très créatif et atypique qui m’a marquée. Et puis, au fur et à mesure, j’ai eu de la demande pour des produits précis. J’ai pensé qu’il y avait vraiment des besoins à combler. Avec ma marque Via Sibi, je développe des bijoux adaptés aux situations de handicap. Cela peut aller de la petite gêne fonctionnelle ou visuelle du quotidien à l’incapacité de se servir de ses deux mains. J’essaie de créer des bijoux qui viennent répondre à un problème technique tout en gardant le côté esthétique et précieux du bijou.

Vous êtes lauréate du prix Jeunesse, quelle nouveauté allez-vous développer avec cette dotation ?

Je souhaite faire aboutir un projet de collier que je suis en train de développer. Ce collier permet de dissimuler les cicatrices de trachéotomie et de thyroïdectomie. Le prototype est terminé mais il faut maintenant que je modifie mon site internet et que je prépare du stock de matière pour le commercialiser. C’est une très belle reconnaissance de remporter ce prix en ayant défendu mon projet. Cela me permet vraiment de continuer le développement de mes produits qui demandent beaucoup de temps et d’investissements financiers en recherche et développement.

Que diriez-vous à une femme qui veut se lancer comme artisane ?

Il faut y croire jusqu’au bout ! On a très souvent essayé de me décourager, notamment en me disant que c’était un métier d’homme et qu’il n’y avait pas de place pour les femmes. C’est faux, il y a toujours de la place pour les gens qui persévèrent.

 

Par Bérengère Soyer

Crédit photos Entrepreneuze

 

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