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Portraits

Rencontre avec Victoria Garnier, femme, mère et créatrice de Perles de Chine

le 23/09/2018 par Bérengère
S'autoriser à être ambitieuse quand on est une femme

Pour ce numéro de septembre, nous sommes allés à la rencontre de Victoria Garnier. Entrepreneure mais également mère de cinq enfants et femme, Victoria est la preuve que l’ambition n’est plus un gros mots. Elle nous raconte comment au quotidien l’ambition fait partie d’elle et pourquoi il n’existe pas une seule définition de l’ambition.

Bonjour Victoria, peux-tu te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours ?

J’ai 41 ans, je suis mariée, j’ai 5 enfants et je vis dans la Manche. Je travaille avec mon mari pour l’entreprise que nous avons fondée « Perles de Chine ».ambitieuse-victoria-garnier

Peux-tu nous présenter ton entreprise ?

Nous avons fondé Perles de Chine en 2014. Nous rénovons des meubles vintage que nous vendons sur notre boutique en ligne.

Comment est née cette idée ?

Après des mois de galère pour trouver un travail malgré des recherches intensives, mon mari a décidé de fonder sa propre entreprise. Comme nous n’avions pratiquement pas de fonds pour débuter, nous avons cherché une idée de commerce qui solliciterait peu de moyens au départ. Comme nous adorons chiner, nous avons bâti un petit stock durant six mois et c’est comme ça que tout a commencé.

ambitieuse-victoria-garnierPerles de Chine est une entreprise familiale, peux-tu nous parler de cette relation particulière entre l’image de ta famille et l’image de ton entreprise ?

Nous travaillons à la maison, ce qui implique forcément toute la famille. L’entreprise fait partie de notre vie. On peut même dire qu’elle est au centre de notre vie. Les enfants se sont invités sur les photos de présentation des meubles que nous vendons et c’est maintenant devenu un petit rituel. Ils sont très fiers de participer à leur manière au développement de l’entreprise.

Ton conjoint est aussi ton collaborateur, comment organisez-vous cette association ?

Cela s’est fait assez naturellement en fait, sans qu’on se concerte vraiment. Nous chinons ensemble, je m’informe beaucoup sur les tendances déco et nous adaptons nos recherches en fonction de cela. Steve s’occupe du gros œuvre, des réparations sur les meubles. Ensuite je m’occupe de la phase de peinture et de la gestion du site.

Est-ce important, ce lien familial ?

ambitieuse-victoria-garnierJe dirais même que c’est essentiel. C’est aussi notre moteur et notre force. On se sent riches de ce lien qui nous unit à travers le travail.

Le numéro de septembre a pour thème : L’ambition quand on est une femme : s’autoriser à être ambitieuse… Comment définirais-tu l’ambition et toi-même te sens-tu ambitieuse ?

L’ambition, c’est se lever le matin avec des objectifs en tête et avec l’envie de les réaliser. Ça ne me paraît pas être quelque chose d’extraordinaire. Le mot peut faire peur ou faire un peu grandiloquent alors qu’en réalité, c’est pour moi uniquement une question d’envie. De ce point de vue-là, alors oui, je me sens extrêmement ambitieuse.

Faut-il avoir traversé des épreuves pour forger l’ambition ?

Je ne pense pas forcément puisque c’est une question d’envie. Après, avoir vécu des épreuves peut donner une énergie supplémentaire, une rage de se prouver ou de prouver aux autres qu’on peut les surmonter.

Est-ce que l’ambition peut sauver ?

Évidemment ! Sur le chemin de l’ambition, on se délivre de certains fardeaux, de craintes, de doutes. Dès lors qu’on est accompagné par l’ambition, l’étape suivante, c’est souvent quelque chose de très concret : des démarches pour forger un projet par exemple. Et agir, ça fait en général énormément de bien !

De quelles forces as-tu eu besoin pour en arriver là ?ambitieuse-victoria-garnier

Ce qu’il faut avant tout pour monter un projet, c’est y croire et ce, même quand les autres n’y croient pas du tout ! C’est là la principale force. Éviter de douter.

As-tu appris, ou changé, ou évolué avec ton histoire, et ce projet ?

J’ai appris à croire en moi. J’ai aussi appris à gérer le commerce sur internet et cette façon de communiquer assez particulière, totalement différente du commerce en ville. Il faut apprendre à cerner les clients différemment. J’ai aussi fait de belles rencontres par ce biais.

Comment devient-on maîtresse de sa vie ?

En se libérant des conventions, du qu’en-dira-t-on et du regard des autres. En essayant d’être à l’écoute de soi-même et de ses désirs profonds. En se libérant de la peur aussi. Je rencontre pas mal de personnes qui me demandent des conseils pour se lancer, qui me disent avoir peur. Je leur réponds qu’il faut dépasser le cap de cette peur. Une fois qu’il est franchi, l’essentiel est lancé car créer son entreprise, ce n’est vraiment pas si difficile. Il faut aller à la pêche aux informations.

Quel serait ton plus grand rêve aujourd’hui ?

Mon plus grand rêve, c’est que mes enfants réussissent leurs projets. Je fais en sorte qu’ils soient forts mentalement et sûrs d’eux. Ce qui m’a manqué au début de ma vie d’adulte.

Aurais-tu un message à faire passer aux femmes, qu’elles souhaitent entreprendre ou non ?

Soyez libres et ne laissez personne vous dicter votre façon de vivre. Écoutez votre petite voix intérieure, celle qui guide vos désirs.

Par Aurélie Bargy

Crédit photos Perles de Chine

 

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1 commentaire

  1. Lahaye

    Le 01/11/2018

    Merci beaucoup pour ce témoignage très inspirant !

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